Karmatest #13 - Date de fin connue

Publié le par jub

Cela m'a sauté à l'esprit l'autre soir au milieu d'une discussion.

Nous autres humains vivons comme si nous étions IMMORTELS!

Bon sang mais c'est bien sûr!
La mort est partout et pourtant nous faisons comme si elle ne nous concernait pas!

Pourquoi sinon continuerions-nous donc à tant d'obligations familiales, sociales, societales absurdes ?

Je nous pose en conséquence cette question...








Si vous connaissiez désormais la date de votre futur décès, cela vous ferait-il changer quelque chose de votre vie?

Je ne pense pas ici à la question, aussi intéressante que volontairement caricaturale, du "plus que 5 jours à vivre ?".
Pensez plutôt...
Si vous appreniez que votre vie s'achèvera à 72 ans, 3 mois, 14 jours, 15 heures, 9 minutes et 26 secondes, cela changerait-il quelque chose à votre vie dans les semaines à venir ?

Comme pour chaque Karmatest, je partagerai ma réponse plus tard dans la semaine...

Publié dans Karmatest

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Jub 18/09/2008 17:20

@Dj : Merci de ta réponse. C'est tjs plaisant de pouvoir engendrer ce genre d'échange public. Et la base over-blog ne facilite pas le suivi sur ses commentaires.Je comprends mieux ton commentaire effectivement. Et il m'intéresse d'autant plus que j'ai le sentiment d'une perception trop forte des obligations, les miennes et celles des autres, comme autant de boulets qu'il convient de rejeter. Probablement que beaucoup ne s'interrogent pas sur le fait que certains de leurs actes soient leur choix "autonome", ou celui qui a été "programmé" par l'éducation, la société, que sais-je encore.Il y a sans doute un lien intéressant entre ces 2 aspects. La réalité temporelle de la mort ne peut être un déclenchant, un désinhibiteur, que pour une personne en quête de libération de ses obligations.Une personne non consciente du poids d'obligations non choisies n'aura sans doute pas le même questionnement sur la mort.Quand à l'impact des croyances réincarnationistes là-dessus, c'est un autre débat que nous pourrons ouvrir à travers un billet prochain.Merci encore pour ce commentaire de qualité.

Dj 18/09/2008 16:44

@jub : Qui ça "on"?J'ai eu un blog, et puis, je l'ai assassiné. Par contre, un ami m'a conseillé de jeter un oeil ici, et puis depuis, comment dire? On ne peut pas.Je remarquais juste que le pourquoi de la question semblait être la possibilité du dépassement des "obligations". Je remarquais ensuite, que si elles sont difficiles à dépasser, c'est qu'on ne veut plus les voir, on prétend qu'elles ne sont plus là, bien plus que par absence de conscience de la mort (il me semble).Et puis sinon, je suis assez d'accord avec Marlene : la conscience c'est toujours, ça ne peut pas être autre chose que du présent.

Jub 17/09/2008 23:03

Ce n'est pas que j'ai envie ou besoin de connaitre cette date. C'est juste que je ne veux pas oublier que la mort, ce ne sera pas toujours "dans longtemps". Comme une équipe de foot qui doit marquer plusieurs buts avant la fin du match. Tu peux jouer tranquille pendant un temps certes, mais il arrivera un instant où cela sera trop tard. Pas par impossibilité, mais par incapacité mentale d'y croire...@Fanch : You're welcome. Honoré si ces qqs mots ont pu t'aider@Dj :  Dommage qu'on ne sache pas plus qui tu es... Pas compris le début de ton commentaire. D'accord sur la conscience de sa propre mort. Mais conscience toujours future et lointaine.@jaiia : Suis surpris de ton commentaire : si on sait, on apprécie moins... C pas le contraire justement?@Ambiome : Existence is only a game@Marlene : Suis réincarnationiste aussi, mais je ne vois pas la vie comme une ballade. Peut-être me met-je trop de pression?

Marlene 16/09/2008 14:52

Je vivrais ma vie comme je la vis à présent, ni plus ni moins.Etant réincarnationniste, la mort, avec où sans deadline, pour moi n'est pas une fin en soi.Je pense que ce que j'ai à vivre dans cette vie, je le vivrait pleinenement anyway car désormais, je ne subis plus ma vie mais j'en suis l'actrice principale.

Ambiome 15/09/2008 15:17

C'est vrai que j'ai tendance à me laisser porter en me disant que j'ai le temps... c'est bien tout le problème : pas de pression à long terme, mais du coup ça fait quelques années que je n'ai pas cherché à réaliser quelque chose qui me tienne vraiment à coeur. Me souvenir que la fin n'est pas dans un million d'année, c'est aussi un bon moteur pour me bouger le cul et faire de ma vie ce que j'aimerais qu'elle soit ! Et que ce n'est sans doute pas à la retraite que je pourrai réaliser mes rêves... C'est maintenant que ça se passe !