Mercredi 23 juillet 2008
C'était une de ces semaines où l'on recoit des messages.
Messages célestes ?
Anges gardiens ?
Bonnes Etoiles ?
Coincidences heureuses ?

Peu importe comment on se le représente. Il y a des semaines durant lesquelles même un aveugle pourrait voir.

Ce soir là, j'étais encore un peu dans le brouillard quand j'ai mis en route la vidéo que Deepak Chopra avait mis en ligne quelques heures plus tôt sur Seesmic.


Mes neurones étaient d'ailleurs tellement entartrées que j'ai dû me la repasser plusieurs fois pour que cette évidence celeste me soit rappellé.

What state of mind am I in?
Dans quel état d'esprit suis-je juste maintenant?

If I am not in being, then switch to being
Si je ne suis pas en train d'être, alors passe en mode Être
If I am not in Love, then switch to Love
Si je ne suis pas en train d'aimer, alors  passe en mode Aimer
If I am not creative, then switch to allow Creativity
Si je ne suis pas en train de créer, alors passe en mode Création

Il n'est pas inutile de se regarder le nombril. Mais que cela soit alors pour réaliser quelques uns de ces reality checks. Ces contrôles personnels et spirituels indispensables.

par jub publié dans : Ce que j'en pense...
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Mardi 22 juillet 2008
Acceptez. Beaucoup. Souvent.
Sans capitulation.

Acceptez votre job.
Sans pour autant enfouir vos rêves, et parmi eux vos fantasmes.

Acceptez ou vous êtes.
Sans pour autant renier d'où vous venez.

Acceptez de choisir.
Fermement.
Sans subir.

Acceptez de dire Non au risque d'être rejeté.

Acceptez vous-même.
Nu.
Sans aucun faire-valoir.

Acceptez que évolution n'est pas révolution.

Les fondations sont là.
Solides.
Et pourtant modulables...


par jub publié dans : In my own words
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Mardi 22 juillet 2008
Le Patate est de saison en toute saison. La patate chaude a pourtant tendance à voler plus ou moins haut ces jours-ci.

Mais si Ambiome m'en lance une, brulante de surcroit, je ne peux décemment pas tenter de l'éviter, n'est-ce pas ?

So...

Si j’étais un slip?
J'en aurais marre qu'un individu qui pue grave de la gueule s'autorise à me souffler dessus plusieurs fois dans la journée.

Si j’étais un sextoy?
Mais je suis un sextoy!

Si j’étais un fantasme?
Mais je sui... Ah oui, réponse déjà utilisée...
J'ai du mal à imaginer ce que serait d'ÊTRE un fantasme.
Trop poétique pour moi sans doute...

Si je devais faire l’amour avec un animal?
Ca commencerait comme ça en tout cas...

Si je devais te dire quelque chose à l’oreille pendant qu’on fait l’amour?
"Tu sais que ta copine Josiane, elle suce vraiment bien..."
Oui, oh, ca va, si on peut plus déconner...

Si j’étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel?
Je tournerais principalement dans des films lesbiens.

Si j’étais une zone érogène?
Il commence à me les broutter menu ce questionnaire... C'est peut-être son but justement mais toute de même!
Si la question était "quelle est ta zone érogène favorite?", je saurais éventuellement répondre...
Mais quel zone érogène je voudrais ÊTRE ??
Mais je n'ai pas envie d'être une "zone"...
Et puis une zone n'a pas d'envie d'ailleurs!
Est-ce juste un concours de poésie de voisins seuls sur le sable les yeux dans l'eau?

Si j’étais un détail absolument irrésistible?
Mais je suis irrésistible!!
Pourquoi diable voudrais-je donc devenir un détail?!!

Si j’avais une morale sexuelle?
Heu... Ma vie irait sans doute beaucoup mieux ?
Pas sûr de ma réponse à vrai dire. C'est quoi une morale sexuelle précisément? C'est un truc qui comporte des commandements du genre "Avec tes chaussettes, tu ne baiseras point!"

Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin?
Je me mettrai immédiatement en vente sur ebay.
Je suis sûr que je pourrais tirer pas mal de fric...
A défaut de tirer autre chose...

Cette patate chaude, je pourrais la jeter à d'autres innocentes victimes. Mais je ne le ferai pas... Je ne vous souhaite pas tant de mal...

par jub publié dans : Léger
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Lundi 21 juillet 2008
Quel panard ce but!

J'aurais pu en sortir, et j'en ressortirai d'autres, des buts que nos bleus ont marqué aux nouveaux champions d'Europe. Depuis 30 ans, c'est un adversaire qu'il a plutôt été plaisant de rencontrer.

Mais le caractère corida-esque de celui-là, la mise à mort par le maitre-toréador en personne, est inoubliable!

Bien sûr, tout part d'une énorme erreur de fatigue de Puyol, qui envoie au casse-pipe un milieu de terrain cerné par Zidane, Makélélé et Wiltord quand il reçoit la balle. Govou et Wiltord préparent ensuite délicatement la banderille que le maitre va planter pour mettre la bête définitivement à genou...

La suite, les fans la connaissent, les autres dégustez-là en images et avec le commentaire chaleureux de l'ami Gilardi. Je l'aimais bien ce gars là...

par jub publié dans : I Love This Game
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Dimanche 20 juillet 2008
Le Karmatest n'est qu'un petit salon virtuel de réfléxion plus ou moins philosophique.

Pour l'épisode numéro 10, je reprends un extrait de cet interview de Brel, évoquée il y a quelques jours. Et que j'évoquerai une dernière fois dans le courant de la semaine qui arrive...

Mais vous, Hommes, Femmes, Lecteurs, Lectrices...
Qu'en pensez-vous?


Je partagerai ma réponse dans quelques jours...

"Je crois que le mâle est un nomade. Il est fait pour se promener, pour aller voir de l'autre côté de la colline.
Je crois que, par essence, la femme l'arrête.
Alors l'homme s'arrête près d'une femme.
Et alors la femme a envie qu'on lui ponde un oeuf.
Toujours.
Toutes les femmes du monde ont envie qu'on leur ponde un oeuf.
Et je comprends ça.


Et puis on pond l'oeuf.

Alors l'homme, il est gentil.
Il calcule infiniment moins que la femme.

Je ne dis pas que la femme est méchante.
Je dis que l'homme est con.


Et l'homme il reste près de cet oeuf.

Il faut de la paille en-dessous? Alors, l'homme il va chercher de la paille.
Et puis, un jour il pleut. Alors il va faire un toit.
Et puis après, il y a des courants d'air. Alors, il battit des murs.
Et il reste là...

Mais l'homme est un nomade.
Et toute sa vie, un homme normal, quelqu'il soit, rêve de foutre le camp, rêve d'aventures.

Tous les hommes ont envie de faire quelque chose.
Et les hommes ne sont malheureux que dans la mesure où ils n'assument pas les rêves qu'ils ont.


Alors que la femme a un rêve. C'est de garder le gars!
C'est pas méchant.
C'est un ennemi.
Et c'est un merveilleux ennemi.
Si tous mes ennemis étaient nus, qu'est-ce que je les aimerais!"


par jub publié dans : Karmatest
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Samedi 19 juillet 2008
Alors que mes états d'âme m'amenaient à écrire ceci puis cela, le hasard a voulu que je lise ce livre de Kafka.

Le texte original m'ayant nécessité une dizaine de lectures pour assurer une bonne ingestion, j'ai pris la liberté d'en adapter la traduction initiale de Bernard Patrat.

"Il ne veut pas se lever. A cause d'une certaine lourdeur. Le préssentiment d'une couche disposée pour lui, et qui n'est qu'à lui. Un sentiment d'y être en sécurité quoiqu'il arrive.

Mais il ne veut plus y rester couché non plus. A cause d'une inquiétude qui l'en chasse. A cause de sa conscience, de son coeur battant sans fin. A cause de la peur de la mort et de son désir de la réfuter.

Tout cela l'empêche de se reposer et il se relève.

Ce debout/couché, voilà sa vie!

Mais en réalité, il n'y a là aucun chemin qui mène à la vie."


Ce chemin-là n'est que peur sans amour véritable.


par jub publié dans : Citations
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Samedi 19 juillet 2008
Le grand Jacques s'est imposé entre mes oreilles cette semaine.
D'un cheveu devant le retour du dernier Coldplay, et des sonorités vocales apaisantes de Cat Power

Quel message?

...Être une heure
Une heure seulement
Être une heure
Une heure quelques fois
Être une heure
Rien qu'une heure durant
Beau, Beau
Beau et con à la fois...

par jub publié dans : La Chanson de la Semaine
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Vendredi 18 juillet 2008

Je n'avais jamais songé qu'une maladie mentale pouvait être contagieuse. Ou spontanée. J'ai toujours cru que c'était génétique. Ou de naissance quoi!

A vrai dire, j'ai toujours eu peine à accepter l'idée qu'un trouble du comportement pouvait être une "maladie".

Je suis sans doute désespérément occidental. Car qu'est-ce qu'une maladie si ce n'est un désordre, structurel ou temporaire, du corps ou de l'esprit?

Je n'avais donc jamais pensé qu'on pouvait "attraper" une maladie mentale. Juste parce-qu'on a été exposé trop longtemps à ses radiations. Juste parce-que la vie nous a tellement balancé à droite ou à gauche que quelque chose s'est déréglé dans l'esprit.

Et si je l'avais moi aussi cette sale maladie à force de m'obstiner à ne pas aller où je dois être?

Je ne cherche pas à me déresponsabiliser derrière une pathologie. Je sais qu'aucun traitement médicamenteux ne peut m'aider moi, même si ils accompagnent réellement d'autres sur leur chemin.

Car comme le malin Francois, je crois aux forces de l'Esprit. Et à la puissance du mien en particulier. Il n'est donc pas question que je quitte cette vie sans m'être rendu là où je devais être.

Où que cela soit.


par jub publié dans : Ce que j'en pense...
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Vendredi 18 juillet 2008

J'ai hier pris le temps d'écouter une interview de Jacques Brel, datant de 1971, et sur laquelle je m'étendrai plus longuement dans un prochain billet.

Ce matin, j'entends que le Roi de Belgique a refusé la démission du premier ministre qu'il avait eu tant de mal à nommer l'an passé.

Il y a 40 ans déjà, Brel, le flamand qui chantait en français, disait...

"C'est du racisme...
Tout le monde a mal aux dents de la même façon.
Tout le monde regarde sa mère de la même façon.
Tout le monde regarde une femme de la même façon.
Tout le monde aime ou n'aime pas les épinards de la même façon.
Et tout le restant, ce sont des problèmes de basse-politique assez sordide.
Je trouve que la Belgique vaut mieux qu'une querelle linguistique."


par jub publié dans : Politics etc...
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Jeudi 17 juillet 2008

- En Angleterre, quand le temps est au beau le matin, ne dis pas "tiens! On pourra faire ça cette après-midi", fais-le immédiatement car il est probable que l'après-midi, il pleuvra.

Il faisait beau ce matin-là à Clapham. Chaud mais pas trop. Je pouvais bien être venu en touriste, le centre de Londres ne me verrait pas ce jour-là.
Plutôt passer la journée dans un parc.
Dans le vert...

- La côte est à une grosse demie-heure de train...

...ou dans le bleu ?

Et puisque je n'avais vu Brighton qu'à travers Quadrophenia, c'était une opportunité que je ne pouvais décemment pas décliner...

J'aurais pourtant dû mesurer l'importance de chaque mot qu'il avait prononcé quand il m'a proposé ça. Déjà la veille, il avait évoqué une dizaine de minutes à pied pour un parcours qui aura finalement nécessité une demie-heure.
Et puis si les anglais savaient y faire en train, ça se saurait.

Le trajet a donc duré une bonne heure... Et la première demie-heure en mode RER-A-aux-heures-de-pointe a recadré ce début de dimanche rayonnant vers un jour de semaine grisatre.
La seconde demie-heure s'annoncait un peu mieux quand une possibilite de siège à même le sol s'est offerte à moi.
Elle est même devenue carrément délicieuse quand ce même sol s'est transformé en couchette avec de jolies jambes en guise d'oreiller.
Voyager dans un pays ferrovièrement du tiers-monde, ça a quelques avantages finalement...

Brighton...
Vivante, dynamique, sympathique...
Ventue, nuageuse voire carrément fraîche ce jour là...

Nous errons ainsi tous trois. De la gare jusqu'à la plage de galets. De la plage jusqu'à un verre d'Orvieto. D'une tasse de Cappucino vers un... Carnaval?!!?

Car ce court sejour estival en Novembre s'est justifié par le seul plaisir de regarder ce défilé  d'un autre temps. Il aurait fallu les caméras de Strip-tease pour saisir ce carnaval improbable. Comme si le défilé et les costumes de celui de Rio avaient été confies à un mélange de trainspotters, de virtuoses et de Deschiens sans grand talent.

Mais, loin de moi l'idée de les moquer!

Car c'en était presque touchant. Cette quantité de travail et d'implication de centaines de personnes... Même si le talent et la conviction artistique n'étaient pas conviées en même temps...

Je n'oublierais notamment jamais la vision de celui que nous avons alors baptisé le "Maire de Brighton". Trentenaire anglais trainspottien rondouillard, piercé et tatoué de partout, sans doute encore dans les effluves des pintes de la veille, et qui seul sur le bitume, se battait sans aucune grâce avec un costume fait de voiles dorés et violets, qu'il essayait d'agiter maladroitement pour reproduire je ne sais quel ballet...
Tellement subjuguant qu'aucun d'entre nous n'a eu le reflexe de le saisir en image.
Imaginez juste Spud défiler à Rio-sous-les-nuages et vous ne serez pas loin du compte...

Le retour vers Londres quelques heures plus tard s'est du coup fait avec une bonne banane malgré la météo automnale...



PS: Cette photo que je n'ai évidemment pas prise moi-même, elle déchire sa race quand même hein?
par jub publié dans : Léger
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